Notre belle histoire

    NOTRE BELLE HISTOIRE

    1 - Nos racines normandes


    Elie GILBERT et Louise LEVALLOIS se sont mariés au Neufbourg le 9 mai 1842.

    Elie, fils de Laboureur de la région d’Avranches, s’est installé comme contremaître à la Filature de Mortain et c’est là qu’il rencontre Louise, également fille de Laboureur.

    En 1845, avec l’appui de Guillaume, grand père de Louise, descendant de la dynastie des Papetiers de la vallée de la Sée, le couple décide de créer une filature dans une des anciennes Papeteries.

    C’est au début de l’année 1849 qu’Elie, Louise et leurs trois enfants, Edmond Léonie et Elise, s’installent au village du Bois dans la vallée de Brouains.

    Le grand père Guillaume a pu voir juste avant de mourir son petit coin de paradis renaître. En effet la maison va devenir le lieu de rencontre de toute la famille et la rivière, les bois, la Filature avec les wagonnets et le coton, en font un vrai parc d’attraction pour les enfants.

    Depuis cette époque à nos jours les enfants, les petits enfants, les cousins, les cousines se retrouvent toujours à la Filature avec bonheur.

    Cliquez ici pour voir des photos du... 8 juillet 1906 au 8 juillet 2006 !



    2 - La Filature 1849 - 1969




    Pendant 4 générations, cette entreprise familiale va faire travailler une cinquantaine d'ouvriers


    Malgré son isolement, il fallait que ses dirigeants soient ouverts vers le monde pour acheter le coton aux Etats-Unis en Inde ou en Afrique, suivre l’évolution technique afin d’améliorer la production et démarcher sur toute la France pour vendre le fil. Le coton en balles pressées en provenance du port du Havre était stocké dans les batteurs puis subissait une longue préparation : nettoyage, étirage jusqu'à ce que la matière première se démêle et vienne s’enrouler en mèches torsadées sur les 4600 broches de l’atelier puis en trois ou quatre fils sur les bobineuses.

    Témoignage d’une des dernières ouvrières :

    Angèle :  
    " J’ai commencé le 2 janvier 1938, j’avais 14 ans et nous travaillions de 7h à 19h avec une pause d’une heure le midi. Et cela, six jours sur sept. A partir de 1938, nous avons eu congé le lundi. Les horaires d’alors la font sourire : " aujourd’hui, nul n’accepterait de tels horaires ! Mais c’était un travail agréable, surtout avec le coton qui venait d’Inde, très soyeux ".

    Angèle garde encore en mémoire, dans les moindres détails les 8 étapes nécessaires pour obtenir le fil prêt à tisser : " c’était la vitesse des cylindres qui déterminait la finesse du fil, mais sa qualité dépendait du réglage des machines, il se faisait au demi millimètre près ! C’est Henri Gilbert lui-même qui l’avait appris à mon père. A l’époque, des familles entières travaillaient à la filature. "



    3 - La Vallée de la Sée


    La Vallée de la Sée est un riche patrimoine industriel. Depuis plusieurs siècles, grâce à la force de l'eau de nombreuses entreprises y ont été prospères. Aux 17ème et 18ème siècle, il y avait 70 moulins à papiers sur les 10 Km que sillonne la Sée entre Sourdeval et Chérencé le Roussel. Le musée de la Sée situé au cœur de cette vallée retrace son histoire.

    L’industrie papetière de notre région fut l’une des plus importantes de France.
    Le climat particulièrement humide de la vallée de Brouains, le fort dénivellement de sa rivière " la Sée " et la pureté de son eau ont favorisé l’implantation de nombreux moulins à papiers.
    Cette activité fut très prospère aux 17ème et 18ème siècle. Une centaine de moulins ont été recensés à cette époque.
    Les familles Cosnard, Vaulgeard, Homo, Fremin sont les principaux producteurs et tous ascendants de Louise Levallois.
    Nos ancêtres se distinguaient du monde artisanal, leurs activités ne demandaient pas seulement un minimum de capitaux et un savoir-faire mais de réelles compétences de gestionnaire car l’horizon commercial de la papeterie était hors du commun.
    Les feuilles confectionnées dans la vallée de la Sée étaient commercialisées de Caen à Londres, Amsterdam et Moscou. On a relevé le filigrane de nos familles sur les imprimés de nombreux écrivains dont W. Shakespeare !
    Les Maîtres Papetiers appartenaient à la classe dominante. La part marchande de leur activité les assimile progressivement aux négociants et leur position économique les place en vue de la société urbaine qu’ils côtoient. De nombreuses alliances se feront avec des notables de Vire, Caen et Paris.

    Les premiers moulins à papiers référencés datent de 1526, ils étaient la propriété des Sieurs Thébault et Lamy. Le hasard veut qu’aujourd’hui les deux dernières activités de cette vallée perdurent sur ces premiers moulins : une fabrique de couverts à la Thébaudière et une production d’électricité au Bois dans l’ancienne filature.
    Malheureusement, cette longue aventure ne résistera pas aux problèmes économiques de la fin du 18ème siècle. La forte mobilisation du député Michel Homo au Tiers-état pour réclamer la construction de routes afin de désenclaver les moulins, ne suffira pas à contrer les difficultés que la guerre engendre : Elle isole le centre papetier, les transports sont onéreux et la main-d’œuvre est rare. Tous ces problèmes ont laissé en marge l’évolution technologique, principalement la technique du papier en continu qui de toute manière n’était pas adaptée à la rotation trop irrégulière des moulins. La délocalisation de cette industrie s’est amplifiée avec la machine à vapeur qui ne justifiait plus la proximité de cours d’eau.
    Le dernier moulin à fermer fut celui des Reines qui fabriqua du papier journal jusqu’en 1880.

    En 1842 commence la conversion des moulins à papiers désaffectés par une usine de fabrique de soufflets, en 1849 la Filature puis en 1877 la première usine de couverts. Ces trois entreprises fermeront un siècle plus tard et marqueront la fin d'une épopée industrielle d'un demi millénaire.

    Voyez les cartes postales 1900 !

    Enfin, dernière initiative industrielle, l’usine Degrenne fût créée dans la vallée en 1948 et délocalisée à Vire en 1968.

    Ces sources proviennent d’un mémoire de Maîtrise exposé par Marie-jeanne Villeroy et édité par Le Pays Bas Normand N° 249-250 " PAPIER ET PAPETIERS DANS LE BOCAGE NORMAND SOUS L’ANCIEN REGIME "

    La rêverie de Guillaume sous son chêne
     
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    Des liens utiles :
     
    La Rando de Bertrand
    Un amoureux qui s’approprie notre Vallée pour la bonne cause !
    L'arbre généalogique d'Etienne
    L’écomusée du moulin de la Sée
    Association des moulins de Normandie
    Archives généalogiques départementales
    Canton de Sourdeval
    Un site sur la baie du Mont St Michel
    Tout sur notre jolie Normandie

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